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Burkina: la société civile demande aux communes minières de suspendre toute collaboration avec les sociétés minières
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ECONOMIE

Dans le cadre de ses activités, le Réseau des populations des communes minières (Repocom) avec l’appui financier de la Chambre des mines du Burkina, à organiser une caravane de sensibilisation. 2ème du genre, cette caravane avait pour objectif de promouvoir du dialogue entre les populations des communes et les sociétés minières d’une part, et entre les populations et les représentants de l’Etat au niveau déconcentrés et décentralisés. Au total, ce sont 3500 Kms de route qui ont été parcourus, 11 communes minières visitées (Poura, Yaho, Houndé, Niankorodougou, Zabré, Mogtédo, Kalsaka, Namissiguima, Sabcé, Taparko, Falangountou).


 
Au cours de cette caravane qui a duré 14 jours et qui a arpenté plus de 3500 km à travers le Burkina, les caravaniers ont abordé également les questions de l’exploitation minières dans la perspective d’un climat social apaiser. Ils ont mis à profit cette tournée pour sensibiliser les populations des communes minières visitées à une prise de conscience et un changement de comportement sur les relations compagnies minières, populations et autorités administratives. En outre, ils ont fait la promotion du dialogue permanent comme meilleur outil de prévention et de résolution des conflits. Les 14 jours ont été également mis à profit pour mieux faire connaitre le réseau aux populations visitées, discuter sur la contribution des entreprises minières au développement local.

Pour le président du Repocom, Boukary Talatou, «la communication est la base de tout. C’est pourquoi il est important que populations, sociétés minières et administration publique se parlent et se comprennent pour éviter les dérapages. Nous avons donc décidé de prendre notre bâton de pèlerin afin de sillonner toutes les communes minières en exploitations pour dialoguer et avec les sociétés minières, avec l’administration, notamment les maires de ces communes et avec les populations. … ». 
 
Pour sa part, Inna Guenda/Segda, représentante de la Chambre des mines du Burkina a au nom de son institution, salué l’initiative du Repocom. «Pour nous acteurs miniers, il est important que nous ayons les communautés avec nous. Sans les communautés, nous n’existons pas, et nous ne sommes pas là pour faire du mal aux communautés. Et le slogan de cette 2ème édition est évocateur : Contribution du secteur minier au développement local. En claire, quand toutes les parties gagnent, ça évite les problèmes. Quand une mine s’installe, elle s’installe pour les communautés, elle s’installe pour l’investisseur, mais sans paix sociale, il n’y a pas de revenu pour les communautés, il n’y a pas de revenu pour l’investisseur.  D’où vraiment notre satisfaction de voir cette initiative qui vient des communautés elles-mêmes, qui souhaitent qu’il y ait une meilleure communication entre le secteur des mines et les communautés», a-t-elle indiqué.

Bien au parfum du secteur minier pour y avoir travaillé, le parrain Al Kassoum Maïga, ministre des Enseignements secondaire, Supérieure et de la Recherche scientifique, a soutenu quant à lui, que : «les populations doivent prendre conscience d’une chose, l’or, tant que ce n’est pas exploité, ça reste un caillou.»
Pour le ministre, le débat doit se trouver ailleurs, notamment dans le comment la manne de l’or doit être repartis. Pour lui, «cette répartition doit se faire de   de façon équitable, de sorte à ce que, celui qui a pris le risque d’investir, qu’il n’investisse pas à perte, et que l’Etat trouve les moyens pour l’accompagnement du développement du pays. Quant aux communautés riveraines, elles aussi en retour qu’elles voient leurs conditions de vie s’améliorer en terme d’investissement sociaux communautaires mais aussi en terme de revenus.» 

Pourra la première mine du Burkina

A pourra la première étape de cette caravane, les caravaniers ont pu se plonger dans les vestiges de la première mine industrielle du Burkina. Guidés par les premiers responsables de la ville de Pourra, les caravaniers ont touché du doigt les réalités de cette mine fermée depuis plusieurs années.  Un partage d’expérience qui permet aux caravaniers de comprendre comment les habitants, les responsables de la ville de Pourra vivent l’après mine.

De Ouagadougou, à Koudougou, Boromo, Houndé, Banfora, Zabré, Mogtédo, en passant par Ouahigouya, Namissiguima, Kongoussi, Sabsé, Dori et Gorom-gorom, l’ensemble des mines en exploitations que sont Semafo, Perkoa, Hounde Gold, Teranga Gold, Youga, Bombore Gold Project, Endeavour mining, Bissa Gold, Kalsaka, Taparko, Essakane, exceptée celle de Boungou, pour cause d’insécurité, ont été visitées. A chaque étape, les thèmes la cohésion, le climat apaisé, la communication du partage équitable des richesses, de la prise en compte des préoccupations des populations etc., étaient au cœur des échanges entres les caravaniers, les populations locales, les mairies et les responsables des sociétés minières.

A bâton rompu, et à cœur ouverts, responsables communaux traduisaient aux responsables du Repocom leurs préoccupations, leurs organisations, les difficultés qu’ils vivent en tant qu’élus locaux. Toute chose qui porte à croire que cette initiative a porté ses fruits et qu’il faut la renouveler pour le bien de tous les acteurs du secteur minier.

 






 
 

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