Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

Le Ghana et le Burkina Faso s’engagent à lutter contre le terrorisme aux frontières communes. Ce mercredi 13 juillet 2017, à l’occasion de la visite d’amitié et de travail de 72 heures qu’il a effectué à Ouagadougou, le ministre de la Sécurité nationale du Ghana, Albert Kan Dapaah, et son homologue burkinabè ont signé un protocole d’accord afin de rechercher des solutions aux défis et menaces sécuritaires communs aux deux pays.


Ce tête-à-tête entre les ministres de la Sécurité burkinabè Simon Compaoré, et le ghanéen Albert Kan Dapaah, a été une occasion pour eux d’élaborer les difficultés en matière de terrorisme. «Nous avons échangé sur nos intérêts communs en matière sécuritaire parce que, nous avons au moins quatre points de frontière avec le Ghana, géré par quatre gouverneurs» a déclaré le ministre burkinabè de la Sécurité. Pour lui, la visite de son homologue ghanéen a été l’occasion de discuter et d’élucider avec les forces de défense et de sécurité les difficultés rencontrées en matière de terrorisme, de grand banditisme et de criminalité. «Cette visite de travail nous a permis aussi de voir comment nous pouvons échanger des informations au niveau de nos services spécialisés en matière de renseignement mais aussi, entrevoir la possibilité à notre frontière commune d’organiser des activités communes de défense de protection et de poursuite des malfrats qui écument nos populations», a précisé Simon Compaoré.

Dans l’optique du renforcement de la coopération bilatérale, la délégation ghanéenne et celle du Burkina Faso, ont convenu de mettre un accent particulier sur les domaines importants. Dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, les deux pays ont convenu qu’un accord sur le partage et les échanges d’informations soit adopté et signé dans les trente jours à venir.

En outre, les deux délégations conviennent de la tenue de rencontres périodiques et régulières entre les autorités administratives et les services de sécurité à leurs frontières communes aux fins de mieux lutter contre l’insécurité sur toutes ces formes.

Quant à la nécessité du respect scrupuleux des textes communautaires pour la libre circulation des personnes et des biens et du renforcement du processus d’établissement de la carte biométrique, les deux ministres sont unanimes.

S’agissant du foncier rural, les deux chefs de délégations ont marqué leur accord pour la résolution de tout différend foncier entre les pays par la voie pacifique. A cet effet, ils recommandent aux gouverneurs et aux régionals ministers des régions frontalières des deux pays, l’intensification des concertations et rencontres réguliers dans l’intérêt des deux Etats.

Les deux ministres se sont réjouis des résultats obtenus et ont convenu de la formalisation de ce protocole d’accord en matière de sécurité entre les deux ministères en charge de la Sécurité.

«Au Ghana, nous allons signer un accord cadre qui nous permettra juridiquement de mener des activités que nous voulons mener afin de sécuriser nos populations au niveau de nos frontières; et, permettre à nos deux pays d’être de pays stable et d’apporter une contribution au niveau de la sous-région dans ses efforts de lutte contre le grand banditisme et le terrorisme», a conclu le ministre burkinabè de la Sécurité, Simon Compaoré.