Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

L'opposition politique a tenu ce mardi 29 octobre 2019 son traditionnel point de presse. Devant les journalistes : le président du Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR), Carlos Toé et le vice-président de l'Union pour le progrès et le changement (UPC) Amadou Diemdioda Dicko. Les conférenciers du jour ont apporté la lecture de l’opposition sur les faits ayant marqués l’actualité nationale.

En rendant un hommage à tous les martyrs tombés les 30 et 31 octobre 2014, et souhaitant prompt rétablissement à ceux qui vivent avec des blessures physiques et internes, l'opposition politique fait noter qu'avec l'insurrection populaire, « plus rien ne devrait être comme avant ». Mais, avancent les conférenciers, « le constat est qu'avec l'arrivée au pouvoir du MPP, tout est pire qu'avant » et que, « les leaders du MPP ont utilisé le peuple insurgé pour accéder au pouvoir, poursuivre le pillage ». En ce 5e  anniversaire de l'insurrection, l'opposition politique souhaite que justice soit rendue à l'ensemble des victimes sans discrimination aucune. 

« Le défi sécuritaire est de loin le plus préoccupant à l'heure actuelle. Dans plusieurs localités du pays, des FDS et des civils sont tués au quotidien et l'exode continue », a précisé le vice-président de l'Union pour le progrès et le changement (UPC) Amadou Diemdioda Dicko. Tout en saluant la tenue du meeting de soutien aux FDS et aux victimes des attaques terroristes le samedi 26 octobre dernier à Ouagadougou, l'opposition politique estime que les moyens déployés lors de ce meeting ainsi que l'aréopage gouvernemental présent en ces lieux laissent penser à une campagne du MPP déguisée en soutien aux FDS. « Le MPP a honte de son propre logo peu mobilisateur si bien qu'il est obligé de se cacher derrière des personnalités morales pour battre campagne. Mais ce qui est choquant, c'est le manque de sincérité envers le peuple. C'est aussi ce courage de se servir de cette aspiration du peuple à soutenir ses FDS pour battre campagne et tenter de redorer son blason », a indiqué M. Dicko tout en signifiant que, « nos soldats ne sont pas un fonds de commerce politique ». 

De la nécessité de subventionner l'établissement de la CNIB, à entendre les conférenciers, afin que le maximum de Burkinabè puisse obtenir ce document, l'opposition propose que le prix soit ramené de 2500 F à 500 FCFA, grâce à une subvention publique. Les conférenciers ont rappelé qu'en 2010, la CNIB était à ce prix subventionné de 500f et aujourd'hui, la précarité des citoyens s'est aggravée avec l'insécurité chronique et son corollaire de déplacements de populations. 

Par ailleurs, l'opposition politique déplore les cérémonies d'inauguration ou de lancement de ce qu'elle qualifié de « morceaux de routes » par le chef de l'Etat. Elle en veut pour exemple, le lancement le 3 octobre dernier des travaux de la route Sapaga-Pouytenga-Kalwartenga longue de avancent les conférenciers « seulement 22 kilomètres » ; et aussi de l'inauguration de la route de l'institut des sciences de santé de l'université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso distante « de seulement 4 kilomètres ». « Non content de réchauffer les projets de l'ancien président Blaise Compaoré pour se les réattribuer, le président Kaboré se lance maintenant dans les inaugurations de morceaux de routes. Là où un Haut-commissaire ou un gouverneur étaient suffisamment compétents pour inaugurer ces mini-infrastructures, c'est le président du Faso himself qui y va, avec escorte, fanfares et gardes. Cela s'explique: il n'y a rien à montrer aux Burkinabè comme bilan » a déploré M. Dicko.

Enfin, il a été abordé à cette conférence de presse le tout premier sommet Russie-Afrique tenu les 23 et 24 octobre dernier à Sotchi en Russie. Tout en se réjouissant de la diversité de partenariats qui s'offre à l'Afrique, l'opposition politique a déploré la forme dans laquelle se tiennent tous ces sommets. « Une seule puissance convoquée tous les pays africains pour parler de sa vision de l'Afrique et lui faire des offres. C'est l'inverse qui aurait dû se passer’ a martelé le vice-président de l'UPC. 

Pour lui, l'Afrique doit prendre conscience de son poids et de ses potentialités en cessant de « courir derrière le monde ». 

« Il appartient aussi à l'Afrique d'aller à l'offensive du reste du monde, de proposer des solutions, de vendre ses inventions, sa culture, ses langues, ses goûts et ses valeurs au reste de la planète. Aucun des pays organisateurs de sommets ne s'est développé en comptant sur les autres ou en s'appuyant sur la philosophie des autres. Tous se sont basés sur leurs potentialités propres et sur leurs cultures » ont conclu les orateurs du jour.