Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

Le Conseil supérieur de la magistrature du Burkina Faso n’est pas content –il le dit dans ce communiqué- des déclarations du porte-parole du gouvernement qui, la semaine dernière, commentait un communiqué du procureur du Faso relatif aux sévices que feraient subir les forces de défense à ceux qui ne respectent pas le couvre-feu. Le ministre Rémi Fulgance Dandjinou estimait lui et entre autres, que ceux qui violaient le couvre-feu le faisaient à leurs dépens. 

«Communiqué du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) à la suite des propos tenus par le Ministre Rémi Fulgance DANDJINOU, porte-parole du Gouvernement

Le Conseil Supérieur de la Magistrature a suivi avec regret les propos tenus par monsieur Rémi Fulgance DANDJINOU, porte-parole du Gouvernement, le 24 mars 2020, en réaction au communiqué du Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou.

En rappel, le Procureur du Faso a, dans un communiqué en date du 23 mars 2020, non seulement, invité au respect du couvre-feu institué par décret présidentiel en raison de la crise sanitaire liée au COVID 19, mais aussi rappelé, à l’attention des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), que les actes de torture et les pratiques assimilées, même commis dans un tel cadre, constituaient des infractions prévues et réprimées par les articles 512 et suivants du Code pénal.

Le Conseil Supérieur de la Magistrature condamne ces propos du porte-parole du gouvernement tenus en méconnaissance de la séparation des pouvoirs et de la complémentarité qui devrait exister entre pouvoirs constitutionnels pour faire face à la crise sanitaire en cours.

Il tient à féliciter et à encourager le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou dont le communiqué est tout à fait conforme à ses attributions et à la déontologie du milieu judiciaire. Il encourage également les Forces de Défense et de Sécurité dont certains aspects de leurs difficiles conditions de travail sont bien connus, partagés et constamment regrettés par la magistrature dans les cadres appropriés.

Il les invite cependant à rester dans la sérénité qui doit les caractériser et à garder constamment à l’esprit que leur professionnalisme les défendra toujours mieux et plus durablement que des déclarations circonstanciées, passionnées et intéressées d’incitation à la violence, d’où qu’elles viennent. L’histoire sait recenser et comptabiliser les actes de tout un chacun pour les mettre à son actif ou à son passif en temps opportun.»

 

Le Président du Conseil supérieur de la magistrature

 

 

Jean M. KONDE

 

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