Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

François Compaoré, frère cadet de l'ancien président burkinabè, Blaise Compaoré, était, ce lundi 12 juillet, devant le Conseil d'État français, à Paris. Dernier échelon dans sa procédure française pour éviter l'extradition vers le Burkina où « le petit président » est inculpé « d'incitation à assassinat » dans l'affaire Norbert Zongo.

Devant François Compaoré et son épouse, la parole est d'abord donnée au rapporteur public. C'est lui qui est chargé de proposer aux juges du Conseil d'État un avis, après analyse du dossier, une lecture technique sur des points juridiques.

Il examine aussi plusieurs questions qu'il qualifie lui-même de fondamentales: - La demande d'extradition de François Compaoré a-t-elle un but politique ? Sa sécurité et une procédure équitable peuvent-elles être assurées ? Le rapporteur met en balance les raisons d'hésiter et les garanties données par Ouagadougou. Il invoque la confiance entre États et estime qu'il n'est pas établi que François Compaoré sera directement mis en danger s'il est extradé.

Se lève alors l'avocat, Maître François-Henri Briard qui interpelle l'assemblée en prenant un ton très solennel: « La vie de François Compaoré est entre vos mains. C'est une question de vie ou de mort. »

Il décrit alors le Burkina comme un pays « dévasté par l'insécurité », à l'appareil judiciaire « délabré et corrompu » et au système carcéral « désastreux ». Il dénonce, lui, au contraire, une affaire politique et appelle le Conseil d'État à annuler le décret d'extradition et déclare: « Il y a des pays pour lesquels les garanties diplomatiques ne fonctionnent pas. Ce ne sont que des garanties de parchemin. »

À la sortie de l’audience, l’autre avocat de François Compaoré, Maître Pierre-Olivier Sur l’assure: « Si François Compaoré est extradé, il sera tué en cellule. »

Après cette audience, le Conseil d'État a au moins deux semaines pour rendre sa décision sur l'annulation ou non du décret d'extradition de François Compaoré. Si le décret n'est pas annulé, les avocats de François Compaoré envisagent de saisir la Cour européenne des droits de l'homme pour qu'il soit demandé au gouvernement français de suspendre l'extradition.

 

RFI

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