Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

85 000 personnes à dépister en deux semaines sur l’ensemble des treize régions du Burkina. Tel est l’objectif que s’est fixé le Conseil national de lutte contre le sida et les Infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST) à travers le lancement ce jeudi 20 juillet 2017 à Ouagadougou de la campagne nationale de dépistage anonyme gratuit. La première phase de ladite campagne qui va du 17 au 31 juillet 2017 est destinée prioritairement aux jeunes et aux jeunes commerçants de 15 à 24 ans.

La séroprévalence est actuellement de 0,8% au Burkina Faso. En ce qui concerne le nombre de personnes vivant avec le Vih dépistées et suivie, il est passé de 77 648 en 2015 à 82 837 en 2016. Le dépistage est l’un des moyens essentiels pour réduire cette augmentation car il permet la rupture de la chaine de transmission. En effet, selon les initiateurs de cette campagne, se dépister est « tout bénéfice »

« En cas de séropositivité, tous les moyens sont disponibles à savoir la prise en charge médicale et également l’accompagnement communautaire et psychosocial qui permettent donc de vivre normalement. Quand c’est négatif, nous pouvons également renforcer les mesures de prévention individuelles mais également collectives pour éviter donc la transmission du VIH et aussi d’être porteur du VIH dans l’avenir », a fait savoir le Dr Amadou Ouédraogo, coordonnateur du Programme d’Appui au monde associatif et communautaire (Pamac), l’un des partenaires de cette campagne.

C’est dans cette optique que la présente campagne est placée sous la thématique : «  se dépister c’est se protéger et protéger les autres ». Pour Dr Didier Bakouan, secrétaire permanent du CNLS-IST, l’adhésion de la population dans son ensemble et des jeunes en particulier à cette campagne permettra de rompre la chaîne de transmission du Vih-Sida. « L’atteinte de la vision de mettre fin à l’épidémie à l’horizon 2030 et les objectifs très ambitieux de l’Onusida notamment l’objectif des trois « zéro » (zéro nouvelle infection due au VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida) nécessitent un meilleur ciblage et un dépistage accrue des personnes vivants avec le Vih. Cela permettra de les mettre sous traitement, de réduire de façon significative la chaîne de transmission »  a-t-il expliqué.

Le choix des jeunes et des jeunes commerçants -ambulant, détaillant et grossiste- s’explique du fait qu’ils constituent un groupe vulnérable et une cible de choix car étant des éventuels vecteurs du rebond de l’épidémie du Vih au Burkina. Ce qui fait dire au Dr Bakouan que la « jeunesse loin d’être un problème est la solution à ne pas rater dans ce processus ». A cet effet,  les jeunes des 13 régions du Burkina ont été invités à aller se faire dépister gratuitement et anonymement durant cette période au niveau des associations de lutte contre le Sida et au niveau des centres de santé.  Plus de 600 000 condoms seront distribués au cours de cette campagne. Notons que ladite campagne s’inscrit comme un processus de « rattrapage » de la campagne inachevée de 2016 et d’accélération pour l’atteinte des objectifs du cadre national de lutte contre le Sida 2016-2020.