Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

L'Association des Fonctionnaires féminins de la Police nationale (AFFPN), en partenariat avec Think Tank Burkina International a organisé ce samedi 16 mars 2019 à Ouagadougou, un panel autour du thème : « Contribution de la femme à la lutte contre l'insécurité au Burkina Faso ».

La création de l'Association des Fonctionnaires féminins de la Police nationale s'est inscrite dans le souci de renforcer la prise en compte de l'approche genre à tous les niveaux de la vie de l'institution policière. C'est ainsi qu'elle s'est fixée pour but d'assurer la promotion de la femme, la valorisation de son statut au sein de la police nationale et de faciliter sa participation ''active'' au développement socio- économique et culturel du Burkina.

Selon Jocelyne Dabiré, commissaire principal de police et présidente de l' AFFPN, la thématique du jour, au delà de l'actualité est d'un réel intérêt pour l'association et offre l'opportunité de nouer un partenariat ''solide'' entre les représentantes de la société,  d'identifier ensemble les besoins en sécurité en tant que femme ainsi que les actions à entreprendre pour améliorer la lutte contre l'insécurité en général et l'insécurité des femmes en particulier. « C'est une opportunité pour nous de repenser la question sécuritaire en y ajoutant notre sensibilité féminine en espérant bien-sûr que nous allons par notre travail contribuer à rendre efficace l'approche sécuritaire adoptée par le Burkina depuis 2003 qui est la police de proximité (…) La préoccupation que nous avons mise dans notre feuille de route est d’établir un partenariat avec les autres organisations de la société civile afin que nous puissions voir dans quelle mesure nous pouvons travailler en synergie » a t-elle ajouté.

Les échanges ont tourné autour de trois communications qu’ont suivies les participants, des policiers pour la majorité. La première  communication, animée par le Dr Zenabou Coulibaly, présidente  du Conseil des femmes du Burkina,  a porté sur la « contribution des femmes à la paix et à la sécurité au Burkina : partenariat et synergie entre les femmes professionnelles de sécurité et celles  de la société civile ». La commissaire de Police, Anès Nignan a animé  la  deuxième communication  intitulée : «  police de proximité : place et rôle de la femme dans sa mise en œuvre » et,  la dernière « améliorer la participation des femmes à la sécurité du Burkina Faso par le développement personnel de leurs capacités » a été pilotée par le contrôleur Odile Kantiono.

« La participation de la femme dans la lutte contre l'insécurité peut se faire lorsque les questions de sécurité sont réglées de manière inclusive, c'est à dire qu'on ne rejette personne. La femme peut faire cette participation à partir de son rôle traditionnel. Elle est la première éducatrice donc elle peut orienter l'éducation des enfants de telle sorte à éviter que  les enfants ne balance dans l'extrémisme et dans la radicalisation. Ensuite la femme est l'œil de la société, souvent elle est la première à avoir les informations, elle observe et voit très vite les changements d’attitudes et donc elle peut intervenir avec les forces de défense et de sécurité en terme de prévention. Aussi la femme tisse la toile des relations sociales donc elle peut servir de médiatrice dans la résolution des conflits » a déclaré Dr  Coulibaly. À l'en croire, l'analphabétisme et la faible représentation  des femmes au sein du gouvernement sont des entraves à la participation des femmes à cette lutte.

Pour Ben Youssouf Minoungou, président du Think Tank Burkina International, le choix porté sur cette thématique est motivé par l'engagement et la volonté manifeste des femmes du Burkina à s'impliquer ''activement'' dans la construction d'une cohésion sociale durable.