Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

Le Réseau d’initiatives de journalistes (RIJ) a organisé le vendredi 28 juin 2019 un panel à Ouagadougou. Le thème de ce panel est « Nouvelle loi portant code pénal au Burkina Faso : une atteinte à la liberté de presse ? »

Pour cette rencontre mensuelle du RIJ sur fond de la nouvelle loi sur le code pénal adopté le 24 juin 2019, plusieurs acteurs invités ont brillé par leur absence. Il s’agit des juristes, des forces de défense et de sécurité (FDS) et des parlementaires. Seuls deux conférenciers ont marqué leur présence pour animer le panel, à savoir Palé Daouda, représentant du Mouvement burkinabè des droits humains et des peuples (MBDHP) et Thierry Uthman Nabyouré, journaliste, consultant en communication. Ils se sont livrés à leur exercice devant une vingtaine de journalistes. 

M. Palé note en substance, que le MBDHP a reçu le nouveau code pénal 72 heures avant le vote à l’Assemblée nationale. Mais malgré le temps restreint, il a tenu à faire des observations. Pour ce mouvement, il réside un problème de droit, une ambiguïté dans le contenu du code pénal révisé. Il n’est pas très clair en matière de peines et laisse la liberté aux juges d’interpréter à leurs façons les articles. Toujours selon M. Palé, cette loi sur le code pénal a été adoptée pour contrer les journalistes, les organisations de la société civile (OSC), les défenseurs des droits humains…et partant de là, tous les acteurs de la société en général. « Quand on pense à la rapidité avec laquelle le code pénal a été adopté, un an après sa première adoption, cela nous laisse perplexe. La raison évoquée pour sa révision est la situation sécuritaire. Mais nous pensons qu’il fallait faire un bilan de l’ancien code pour savoir ce qui a marché ou non, pour en venir à la révision»  a laissé entendre le représentant du MBDHP au panel. 

Pour Thierry Uthman Nabyouré, « on n’a pas à dire aux journalistes ce qu’il faut dire ou ne pas dire. On apprend toutes ces choses dans les écoles de journalisme ». M. Nabyouré va ajouter qu’il ne faut pas vouloir appliquer des lois aux gens, alors que soi-même on n’est pas correct. Pour lui, sur le terrain, certains journalistes se laisseront intimider par cette loi, et d’autres ne le seront pas. « Je crois que cette loi est une des grosses erreurs que nous sommes en train de faire», a-t-il laissé entendre, avant d’ajouter : « je suis persuadé que chacun de nous sait ce qu’il fait, sait ce qu’il faut faire lorsqu’il est en face d’une information ». 

En rappel, Le Réseau d’initiatives de journalistes (RIJ) est un cadre de rencontres, d’échanges et de formation de professionnels des médias (presse écrite et électronique, radio et télévision) du Burkina Faso.  Le RIJ mène bon nombre d’activités, dont font partie les rencontres mensuelles, qui sont un cadre qui permet à ses membres de rencontrer les différents acteurs de la vie nationale.