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Burkina: au moins 15 terroristes neutralisés, une base démantelée, et de l’armement saisi à Kompienga dans la Région de l'Est
Gaoua: une tonne de denrées périmées saisie par la police
Roch Kaboré: "Je voudrais rassurer tous les déplacés internes de notre engagement à créer les conditions de leur retour dans leurs localités"
Climat: les glaciers du Groenland fondent sept fois plus vite qu’en 1990
11-décembre: "Pour bâtir ensemble un Burkina Faso prospère, nous devons nous départir de nos intérêts égoïstes" (Roch Kaboré) 
11-décembre: "J’ai décidé de commettre un groupe de travail pour l’écriture de l’histoire générale de la Haute-Volta au Burkina" (Roch Kaboré)

SOCIETE

Alors que les autorités annoncent une enquête administrative et judiciaire pour déterminer la cause de la mort, dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019, de 11 personnes en garde à vue au sein de l’unité antidrogue de Ouagadougou, un des syndicats de la police du Burkina Faso, l’Union police nationale (Unapol) explique, dans un communiqué, que les conditions de détention et de commodité du violon pourraient avoir joué un rôle. 

L’Unapol, qui dit s’être entretenu avec des détenus ayant survécu, avec les responsables de l’Unité antidrogue et les policiers de garde la nuit du drame, assure que «les conditions de détention et de commodité du violon (notamment d’hygiène, d’exiguïté du violon, d’aération dans le violon, d’absence de toilettes…) ont été jugées très délétères par les gardés à vue et susceptibles de causer le décès de leurs codétenus». 

Des «déviances comportementales» des occupants du violon auraient également été observées au cours de la nuit. 

Par contre, l’Unapol dit ne pas avoir constaté de bavure. 

Pour leur part, nos confrères de Libreinfo.net affirment que l’une des raisons de ces décès pourrait être le nombre élevé de détenus -au moins une trentaine- dans la cellule. 

Les sources du site d’informations affirment que les détenus auraient suffoqué longtemps. Certains d’entre eux auraient tenté d’alerter la garde, mais ils n’auraient pas été pris au sérieux.

Le syndicat saisit l’occasion pour demander au gouvernement d’améliorer les conditions de détention dans les services de police en réfectionnant ou en construisant des salles de garde à vue et en dotant la police de moyens pour la prise en charge des détenus.    

Tandis que le Premier ministre annonce que «des instructions fermes ont été données pour élucider cette tragédie inacceptable et administrer des sanctions», le syndicat des policiers, lui, presse l’exécutif «de ne pas prendre de décisions hâtives, ni s'ingérer dans la procédure en cours.»

Précisons que le commissaire de l’Unité antidrogue, Richard Bélem, a été relevé de ses fonctions à titre conservatoire, sur décision de la direction générale de la police du Burkina Faso. 

 

 

 

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