Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

n marge de la Journée internationale de la jeune fille,  le Réseau des étudiants et professionnels en gestion des ressources humaines du Burkina Faso (REP-GRH BF) a organisé une journée de partage d’expériences autour du thème : «la jeune fille et la femme dans la fonction de manager des ressources humaines.» C'était  le 12 octobre 2019 à Koubri. Placée sous la présidence de Emma Marie Blanche Kantiono, Directrice générale d’Essakane Solar et le parrainage de Zalissa Koumaré/Ouillio, Directrice générale du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) cette première édition de la JPE a été ponctuée de communications sur le leadership féminin et bien d'autres activités lucratives.

L’investissement dans le capital humain est aujourd’hui l’un des grands enjeux des différentes politiques publiques à travers le monde. Il apparait comme une alternative crédible à plusieurs préoccupations auxquelles font face les décideurs. Et au cœur de ces politiques, la question de la jeune fille et de la femme. En effet, s’il est évident que la jeunesse constitue plus de la moitié de la population au Burkina, il reste indéniable que les jeunes filles constituent la tranche la plus importante et la plus vulnérable de cette population jeune. Il est donc important de garantir leur accès à une éducation et à une formation de qualité, afin de répondre de façon concrète aux défis liés à l’emploi et à leur autonomisation.  

Par ailleurs, il est aussi impérieux que la jeunesse féminine joue sa partition dans la résolution des problèmes auxquels elle est confrontée non pas seulement en tant qu’observatrice, bénéficiaire ou plaignante mais en tant qu’actrice et force de proposition. C’est donc fort de ce constat que le Réseau des étudiants et professionnels en gestion des ressources humaines a fait de la promotion du leadership féminin son cheval de bataille. Il s’est agi à l'occasion, de développer à travers des panels animés par les ainées dans la fonction de management des ressources humaines (issues d’entreprises privées et de l’administration publique), les avatars, les astuces et les défis dont doivent faire face les jeunes filles et femmes occupant des postes de responsabilités. Cette activité se veut donc aux yeux des organisateurs, une journée de renforcement des capacités, de partages d’expériences et de détente. Les thématiques abordées sont entre autres : "Le leadership féminin au sein des institutions",  "La jeune fille et la femme dans la fonction de manager des ressources humaines", des témoignages et parcours de femmes leaders (politiques/institutionnels).

Le choix du thème se justifie selon Ousmane Sandwidi, président du Réseau, par ailleurs président du comité d’organisation, par le fait qu’aujourd’hui, en plus de ses obligations familiales, sociétales, la jeune fille manager doit aussi faire face aux préjugés des hommes qu’elle manage au quotidien,  ces derniers s’estimant aussi forts et travaillant  à lui mettre les bâtons dans les roues. «C’est en cela que nous avons estimé nécessaire d’organiser une journée de réflexion au tour de cette thématique pour motiver les jeunes filles qui veulent embrasser de façon générale les fonctions de manager afin de leur donner des rudiments nécessaires pour pouvoir faire face à ces différents préjugés de la société qui freinent l’épanouissement,  de façon générale,  de la femme»,  a indiqué M. Sandwidi.

Présidente de cette première édition, Emma Marie Kantiono, estime que le thème choisi est particulièrement d’actualité dans un contexte où de plus en plus de filles et de femmes doivent faire face aux responsabilités de leaders et de manager. «A travers cette initiative, nous semons les graines de la connaissance, du savoir, des valeurs, des leviers puissants et incontournables qui ancrent notre jeunesse sur le véritable chemin de son engagement et de sa participation au développement économique et social de notre pays», fait-elle remarquer. Et d’ajouter que «c’est un véritable devoir pour une fille qui a dû tout braver pour parvenir à grimper une petite échelle,  de donner la main à ses filleuls qui sont au plus bas de l’échelle en vue de réduire les effets directs et indirects des préjugés et des obstacles dont elles auront à faire face.»

Pour sa part, Zalissa Koumaré/Ouillio, marraine de cette édition 2019, a indiqué que cette activité entre dans le cadre global du combat quotidien de repositionnement de la jeune fille et de la femme en tant qu’actrice et partie prenante dans la résolution des préoccupations auxquelles elles sont confrontées.  Mais tout en reconnaissant que ce genre d’activité permet non seulement de se rapprocher de cet idéal et de promouvoir le leadership féminin sous tous ses angles, Mme Koumaré indique qu'il faut aller au-delà : "Cette brillante activité qui se veut un cadre d’échanges et de partage d’expériences doit nous permettre de jeter un regard sur la place des femmes dans les postes de dirigeantes, leurs parcours et leur style de management. Il s’agira de s’intéresser, aussi, aux modes d’éducation, de socialisation des femmes, à la manière dont elles sont perçues en tant que managers femmes dans une société où gestion et pouvoir se conjuguent encore souvent au masculin."

Une journée qui a permis à ces jeunes filles selon Edwide Illi, étudiante en Gestion des entreprises en Master I, de recevoir les expériences des ainés. "C'est l'occasion de créer un brassage, de permettre aux étudiants d'approcher les professionnels puisque ce genre de cadre est difficile à trouver. Ce cadre nous a permis de rompre un peu les barrières et de poser les questions afin de recevoir les conseils", a-t-elle indiqué.

Cette Journée s’est voulue aussi un cadre récréatif et de détente avec  des jeux de société, un concours de pêche à la ligne, de jeux d’invisibilité en vue de rencontre professionnelle. A l’issue de la découverte du jeu d’invisibilité, les professionnels devraient  être en mesure de trouver un stage qui va aboutir à un emploi pour ces jeunes filles, selon le comité d’organisation. Des attestations de reconnaissances ont été remises aux personnes ayant contribué à la réussite de la journée. Le prochain défi pour le REP-GRH BF est l'organisation du Café RH qui se tiendra en mars prochain à Bobo-Dioulasso.