Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: les cas confirmés en Afrique dépassent la barre du million. 
Burkina: la Semaine nationale de la culture ne se tiendra pas en 2020 à cause de la Covid-19 (ministre de la Culture).
Liban : au moins quatre Burkinabè blessés dans l'explosion survenue au port de Beyrouth (bilan provisoire). 
Liban: les locaux du Consulat honoraire du Burkina Faso endommagés dans l'explosion survenue au port de Beyrouth. 
Kantchari: Bapandi Ouoba, policier municipal, tué dans la nuit du 3 au 4 août 2020 à son domicile par des hommes armés non identifiés.
Ouahigouya: décès de la mère de l’ancien président de l’Assemblée nationale, feu Dr Salifou Diallo, ce 31 juillet 2020. 
Burkina: le BEPC a enregistré un taux de succès de 36,47% contre 26,62% en 2019.
Burkina: le CEP a enregistré un taux de succès de 66,06% contre 55,11% en 2019. 
Burkina: le CAP et le BEP ont enregistré un taux de succès de 63,37% contre 46,86% en 2019. 
Mali: Al-Qaida revendique l'attaque qui a tué un soldat français -brigadier Tojohasina Razafintsalaman- le jeudi 23 juillet 2020. 

Dépôt de gerbes ce 13 décembre 2019 sur la tombe de Norbert Zongo

SOCIETE

Les membres du Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) ont rendu ce 13 décembre 2019 un vibrant hommage au journaliste Norbert Zongo et ses trois compagnons assassinés sur la route de Sapouy en 1998. Dépôt de gerbes au cimetière de Goungin, meeting à la Bourse du Travail, remise de l’appel des journalistes africains à l’ambassade de France au Burkina Faso, projections cinématographiques, ont ponctué la commémoration de ce 21e anniversaire de l’assassinat du directeur de publication de l’Indépendant.

13 décembre 1998-13 décembre 2019, cela fait 21 ans que le journaliste Norbert Zongo a trouvé la mort sur la route de Sapouy avec trois de ses compagnons. 21 ans donc, que les acteurs médiatiques, des droits de l’homme et les citoyens attendent la vérité et la justice sur ce crime. Mais cette année, cette commémoration se tient dans un contexte où des parcelles de victoires ont été obtenues dans le cadre du dénouement judiciaire du dossier rouvert en 2015.

« Nous sommes confiants parce qu’il y a trois actes majeurs qui ont été enregistrés depuis. Il s’agit d’abord de la réouverture même du dossier, l’inculpation des éléments de l’Ex-Régiment de sécurité présidentielle et le dernier acte en date est l’avis favorable émis par la justice française pour l’extradition de François Compaoré » a fait savoir Chrysogone Zougmoré, président du CODMPP. 

Pour lui et l’ensemble des organisations membres du collectif, il faut maintenant que le président français, Emmanuel Macron, tienne sa promesse en demandant à son Premier ministre de prendre le décret autorisant l’extradition vers le Burkina Faso de François Compaoré, poursuivi pour incitation à assassinat, surtout que la justice française a émis un avis favorable depuis juin dernier. 

M. Zougmoré demande une clarification de la position française : « Nous demandons au demandeur de clarifications en chef, Emmanuel Macron, de nous clarifier sur la suite réservée à l’avis émis par la justice française. De toute façon, quoi qu’il en soit, que cela dure un an, deux ans, trois ans,  nous sommes sûrs qu’au bout, les commanditaires de ces actes barbares commis le 13 décembre 1998, seront retrouvés, jugés et punis à la hauteur de leur forfait ».

En effet, la Cour de cassation française a validé le 4 juin 2019, l'extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, rejetant ainsi le pourvoi déposé par le frère de l'ex-président burkinabè mis en cause par l'enquête sur l'assassinat du journaliste Norbert Zongo. Mais pour que cette extradition ait lieu, il faut la prise d’un décret de l’exécutif français autorisant l’acte. Faisant suite à cela, les journalistes africains ont remis un appel à l’ambassadeur de France au Burkina Faso pour demander une clarification de la position française dans le dossier.

En plus du dépôt de gerbes de fleurs sur les tombes de Norbert Zongo, de ses trois compagnons et de Flavien Nébié, les acteurs ont déposé également des gerbes sur le carré des martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance au putsch manqué de septembre 2015. 

Comme chaque année, l’Association des journalistes du Burkina (AJB) par la voix de son président, Guézouma Sanogo a réitéré la détermination des journalistes du Burkina Faso, « à se battre sans relâche jusqu’à ce que justice soit rendue » à Norbert Zongo.