Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

Le mercredi 19 mai 2021, une délégation de Bolloré Transport &  Logistics (BTL)  Burkina Faso, s’est rendue à "l’Espace Makana" à Dar es Salam, village situé dans  la commune de Tanghin Dassouri. Le but était de procéder à la signature de l’attestation de remise de la deuxième tranche de financement octroyée à l’association Education Partage Santé pour l’Avenir du Burkina (EPSA) d’une hauteur de 2 500 euros soit 1.639.893 FCFA. La première tranche de la même somme a été remise le 31 mars dernier. 

Le projet dénommé "Espace Makana" porté par l’association EPSA et mis en œuvre par l’Association des Guides de campement Edjef de Gandafabou (AGCEG) a pour objectif de donner une seconde chance aux familles déplacées du Sahel, en les aidant à se réinstaller, à mener des activités génératrices de revenus et à se former à des techniques d’élevage.

Grâce à sa plateforme Earthtalent by Bolloré, htps://www.earthtalentbybollore.com/proposer-un-projet/, le groupe Bolloré participe activement au développement solidaire des associations dans le domaine de l’éducation, de la jeunesse, de la santé, etc.

C’est ainsi qu’en 2018, l’AGCEG a "pondu" son projet et l’a soumis sur la plateforme citée plus haut. « Nous avons eu la chance que la présidente de notre association, en assistant à une action sociale un jour a découvert la plate-forme et y a  directement soumis le projet. Lorsque nous constituions le dossier, nous ne nous attendions pas à recevoir cette aide parce que le dossier passe par plusieurs étapes de sélection avant d’être validé », a expliqué Mohamed Ag Rissa, secrétaire général de l’AGCEG et responsable de l’Espace Makana. 

Il ajoute que le site du projet accueille trois familles de 22 personnes comportant des élèves et étudiants. Une quatrième famille serait en route pour rejoindre les autres. Ces familles font l’élevage de bœufs, de chèvres et de poulets. Et grâce à un forage présent sur le site, elles vendent l’eau potable à la population et prévoient s’adonner au maraichage très bientôt. 

D’après ses dires, toutes les personnes du site ont été chassées et contraintes de se déplacer à travers le Burkina ou dans d’autres pays. Ayant constaté que plusieurs vont vers les grandes villes, l’association a décidé de créer des activités de développement et de réinsertion, même si elle a conscience que tout le monde ne peut pas bénéficier de cette chance. « Nous ne voulons pas être dans l’humanitaire mais plutôt dans des actions de solidarité. A long terme, nous ferons des formations parce que nous nous disons qu’au lieu que toutes nos familles restent à Gandafabou (village situé dans la région du Sahel) dans l’attente, si nous avons un espace à Ouagadougou, et que nous arrivons à former deux ou quatre familles, celles-ci pourront repartir faire des activités et ainsi nous réduirons le nombre de personnes qui vont tendre la main à l’action sociale », a affirmé le secrétaire de l’association bénéficiaire. 

Notons que le financement de 5 000 euros octroyé par Bolloré est exclusivement réservé à l’aménagement de la bergerie, de l’étable et du fenil qui va abriter le foin et le tourteau. Ce financement a également servi à la sécurisation des lieux, c'est-à-dire à fixer la clôture et le portail y compris.  « Nos animaux  seront en sécurité parce que, même s’ils sortent, ils ne pourront pas quitter l’espace à cause de la clôture. Nous avons aussi planté des arbres à l’intérieur, mais nous aménagerons de sorte que les animaux soient encadrés afin de ne pas les détruire. Ainsi, dans cinq ans, nos arbres produiront des fruits », a affirmé M. Ag Rissa. 

L’occasion a été belle pour lui de remercier le groupe Bolloré parce que, selon ses propos, depuis que l’association a été créée en 2003, c’est la première fois qu’elle reçoit un financement d’une entreprise étrangère basée au Burkina. Il a aussi encouragé Bolloré à multiplier ce type d’actions qu’il qualifie de salvatrices. Le projet qui s’étend de 2019 à 2022 est aujourd’hui réalisé à 80%. 

En rappel, Bolloré, présente au Burkina dans le transport et la logistique, emploie plus de 400 collaborateurs burkinabé et génère plus de 350 emplois indirects à travers notamment ses agences de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso. 

Le groupe mène également des actions de solidarité au bénéfice des populations, en partenariat avec des ONGs, notamment l’aide à la scolarisation et à la réinsertion sociale des jeunes et à la sensibilisation à la préservation de l’environnement. Bolloré développe aussi des partenariats avec des plusieurs établissements d’enseignement supérieur au Burkina Faso.