Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

«La lutte contre la faim en situation d’urgence au Burkina», c’est le thème de la journée de réflexion organisée par l’ONG Hunger Free World mercredi 30 juin 2021 à Ouagadougou et qui a regroupé les acteurs intervenant dans l’humanitaire. L’ONG est ressortie de la journée avec sous le bras des recommandations et propositions des actions à poser.

Depuis plus de cinq ans, le Burkina Faso traverse des moments difficiles marqués par une forte insécurité. Des attaques à répétition ont poussé des populations à fuir leurs villages. D’après le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies, 1,147 million de personnes déplacées internes (PDI) étaient enregistrées au Burkina Faso à la date du 4 mai 2021.

La situation affecte surtout les femmes (23% des PDI) et les enfants de moins de 15 ans (61%). Des écoles, des centres de santé se ferment à cause de l’insécurité, fait remarquer François Sawadogo, admin manager de Hunger Free World. L’accès à l’eau devient un chemin de croix pour la mêmes raisons. Selon les projections, 2,9 millions de personnes auront besoin d’assistance alimentaire dans les mois à venir, dont 344 000 de manière urgente. 

Dans ce contexte, les humanitaires se démènent comme ils peuvent pour venir en aide à la population. «Les actions humanitaires ont la particularité de se mener en situation d’urgence », soulignent les organisateurs de la journée de réflexion. Mais « ce contexte est relativement nouveau pour les nombreux acteurs traditionnels habitués aux interventions de développement », ajoutent-ils.

En organisant cet atelier, Hunger Free World et ses partenaires espèrent amener les acteurs à donner le meilleur d’eux-mêmes pour soulager les populations en détresse. L’ONG veut à travers cette journée de réflexion, œuvrer pour une amélioration de la gouvernance et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina. 

Zones très hostiles

«C’est une vérité de La Palice que de dire que la situation est grave et dégradée. Au-delà des émotions, il faut prendre la mesure de la menace qui se présente à nous sous plusieurs angles. Tous les acteurs sont invités à apporter leur contribution. Il y a l’Etat qu’on accuse en général mais dans cette crise sécuritaire et humanitaire, il y a une synergie d’actions qui doit être menées entre les différents acteurs, avec la contribution des communautés », estime Paul Oumarou Koalga, en sécurité et assistance humanitaire et animateur de la journée. 

Il salue l’organisation de cet atelier qui est pertinent et d’actualité, selon lui. « Aujourd’hui on parle de plus en plus du nexus humanitaire-développement-paix. C’est-à-dire qu’on ne peut pas aujourd’hui dissocier ces trois dimensions. Les acteurs humanitaires interviennent aujourd’hui dans ces zones très hostiles où ils ont des acteurs du développement qui étaient là et qui aujourd’hui, font face à des difficultés, de nouveaux défis. Il faut donc voir comment amener ces acteurs humanitaires à collaborer avec les acteurs de développement dans un contexte de conflit, comment ensemble arriver à faire avancer leurs programmes au ralenti. Comprendre le phénomène dans son ensemble pour que la réponse soit efficace », ajoute-t-il. 

Pour sa part, Frédéric Ilboudo, chargé de plaidoyer et sensibilisation à Hunger Free World, explique que l’ONG travaille essentiellement dans l’élaboration de stratégies, dans l’élaboration de communications qui peut amener les gens à changer de comportement de sorte à améliorer leurs conditions de vie. «C’est pour cela que nous avons pensé qu’il était indispensable d’initier cette journée de réflexion avec les acteurs qui interviennent dans l’humanitaire pour voir comment améliorer la situation de l’intervention humanitaire sur le terrain. Voir comment coordonner avec les structures de l’Etat et ceux qui sont indépendants pour mieux aider les personnes déplacées et le réfugiés». 

Pour cette journée de réflexion, Hunger Free World a sonné un large rassemblement, en conviant à la table de réflexion une large palette d’acteurs humanitaires, étatiques ou non, tels les ministères de la Sécurité et de la Défense, la FAO, le ministère de l’Action sociale ou le conseiller spécial du président du Faso chargé des ODD…