Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: la suspension d’importation de certains produits a apporté 8 milliards de FCFA aux industries locales (AIB)
Mali: le gouvernement fixe les législatives à mars et avril 2020
Sahel: la France va envoyer des renforts supplémentaires au Sahel, en sus du renfort des 220 soldats annoncé à Pau
Burkina: la loi portant institution de Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) adoptée par l'Assemblée nationale
Burkina: le document de Politique de Sécurité nationale remis au président du Faso
Afrique: 45 millions de personnes menacées par la famine en Afrique Australe
Médias: le Synatic annonce un sit-in (22 et 23 janvier) et une grève générale de 48 heures (du 29 au 30 janvier 2020)
Burkina: le tribunal militaire a condamné lundi 13 janvier 2020 les accusés à payer 947 279 507 FCFA aux victimes du putsch manqué de 2015.
Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»
Burkina: le gouvernement crée la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour lutter contre les infractions liées aux TIC

Au Sahel, les initiatives de la communauté internationale pour contrer le terrorisme se multiplient. La crise sécuritaire, elle, s’amplifie. De Serval au partenariat pour la stabilité et la sécurité au Sahel (P3S) en passant par Barkhane, le G5 Sahel, Takouba,  du chemin a été parcouru mais les résultats sont mitigés ; sinon décevants. Annoncée dans le sillage du sommet de Pau du 13 janvier dernier, la « coalition pour le Sahel » connaitra-t-elle un meilleur destin ? 

 

On a coutume de le dire. La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont liés par l’histoire et la géographie.  Les intérêts des deux peuples sont si imbriqués qu’une situation mal gérée dans l’un des pays  peut avoir des répercussions sur l’autre.  Le Burkina Faso et les Burkinabè  l’ont  appris à leurs dépens pendant la crise ivoirienne de 2001 à 2011.  Les questions politiques, économiques et maintenant de terrorisme figurent  parmi celles que les dirigeants des deux Etats doivent traiter avec le maximum de soin et de doigté. L’année 2020 est une année charnière pour les deux pays avec  l’élection présidentielle ivoirienne en octobre suivie de celle burkinabè en novembre.  Dans le même temps, ces deux pays doivent gérer la menace terroriste à leurs frontières. Du côté de la lagune Ebrié, la tension monte de plus en plus dans le landerneau politique avec  ce qu’il est convenu d’appeler «l’affaire Guillaume Soro». La vigilance doit être de mise pour éviter de réveiller les vieux démons qui pourraient précipiter l’embrasement de la Côte d’Ivoire et de la sous-région.

Les terroristes viennent de franchir un nouveau palier  sur l’échelle de la cruauté.  Ils s’attaquent de plus en plus aux cibles molles, vulnérables et sans défense. A  Arbinda et Toéni, il sont ainsi froidement ôté la vie à de pauvres et innocents enfants et femmes.  Ils tentent ainsi de minimiser les pertes qu’ils enregistrent sur le plan tactique et militaire. Mais en tuant ainsi sans discernement, les terroristes se font eux-mêmes hara-kiri à peu de frais.  Ils courent inexorablement à leur perte.  Ce nouveau mode opératoire se soldera par un cuisant échec.  Les FDS doivent mieux intégrer cette variable dans  leur stratégie de lutte anti-terroriste. Du côté des populations, la nécessité s’impose de mieux observer les consignes de sécurité et de renforcer la collaboration avec les FDS.

Ils sont des milliers à être déployés  en différents endroits du territoire pour défendre l’intégrité territoriale du Burkina Faso et sécuriser les populations.  En cette fin d’année, la menace terroriste est particulièrement intense. Voulant être sous les feux de la rampe, les groupes terroristes cherchent à faire le maximum de victimes.  Du 24 au 26 décembre,  ils se sont signalés à Pensa, Halale.  A Arbinda, la résistance a été farouche.  Les FDS ont abattu  au moins 80 terroristes, récupéré une centaine de motos et de l’armement.  Ce qui s’est passé à Arbinda est à ce jour, l’un des assauts les plus significatifs de l’armée burkinabè  contre les terroristes depuis 2015. C’est dire que les unités, grâce au minutieux travail du renseignement,  gagnent en stratégie, en confiance et en efficacité.  Comme cela se constate ces derniers temps sur le terrain, le commandement doit de plus en plus être aux côtés des hommes. Dans cette guerre asymétrique et protéiforme,  le contact avec les hommes est déterminant. 

L’année qui s’achève aura été particulièrement éprouvante pour le peuple burkinabè.  Les attaques terroristes ont endeuillé de nombreuses familles tant du côté des FDS que des civils.  Pour fuir la terreur, certains ont dû tout abandonner. Ils voguent de contrée en contrée à la recherche d’horizons plus paisibles.  Heureusement, la fin d’année s’annonce sur une relative note d’espoir. Les FDS montent en puissance.  Des victoires significatives sont engrangées sur le terrain. En 2020, de grands paliers peuvent être encore franchis dans la lutte contre le terrorisme. Pour y parvenir, de nombreuses actions s’imposent. 

Ceci est une tribune du Poé Naaba Tanga, ministre du Mogho Naaba par ailleurs député à l’Assemblée nationale sous la bannière de l’Union pour le progrès et le Changement (UPC) sur le véritable rôle que doivent jouer les chefs traditionnels à l'occasion du centenaire de la Haute Volta, actuel Burkina Faso.

L’indignation est à son paroxysme sur tout le continent. Emmanuel Macron, le Président Français convoque les 05 chefs d’Etats du G5 Sahel à une réunion de « clarification » le 16 décembre  dans la ville de Pau, en France. Le choix du lieu n’est pas fortuit. Pau est en effet la ville qui accueille le 5e régiment d’hélicoptères de combat, dont étaient issus 07 des 13 militaires français morts le 25 novembre  2019 au cours d’une opération au Mali.  Désavoué par une partie de l’opinion française qui conteste la présence militaire au Sahel et  face à la remise en cause de l’engagement des troupes françaises dans la lutte  contre le terrorisme par de nombreuses voix africaines, Emmanuel Macron choisit de refiler la patate chaude aux Présidents africains. A Pau, ceux-ci doivent avoir le courage de lui dire les vérités en face.  Il y a bien trop de zones d’ombre dans la coopération et la lutte contre le terrorisme.

Les uns voient tout en rouge. Pour eux, le danger est partout sur cette terre des hommes intègres. Les autres rapatrient enfants et personnel non essentiel. Dans le même temps, ils déconseillent fortement la destination « Burkina Faso » à leurs ressortissants.  Ces « amis » du Burkina voudraient-ils accentuer la psychose au sein des populations et contribuer à l’isolement diplomatique du pays qu’ils ne s y seraient pas pris autrement. Dans cette guerre où chacun défend ses intérêts, il appartient aux Burkinabè de demeurer lucides,  de ne pas tomber dans l’auto flagellation ou céder aux prévisions apocalyptiques en ce qui concerne l’avenir du pays. A ce niveau, la communication politique doit jouer justement un grand rôle pour déconstruire les clichés et redorer le blason du pays sur la scène internationale.

Silence. On casse du terroriste au Sahel. En l’espace d’une semaine, près d’une soixantaine ont été abattus par les Forces de Défense et de Sécurité au Burkina Faso. Ces derniers temps, les nouvelles du front sont plutôt rassurantes  dans un contexte où l’opération Bourgou IV bât son plein.  Si la puissance de feu des FDS se fait de plus en plus sentir, il faut toutefois se garder de tout triomphalisme. Les groupes terroristes qui écument la région du Sahel ne s’avoueront pas vaincus de si tôt. La guerre va se durcir. L’enlisement auquel on assiste au Sahel doit justement  amener  à se questionner sans fioritures sur les réels agendas des différentes troupes engagées dans le combat  contre le terrorisme. A quand la fin du jeu clair-obscur de la communauté internationale? 

Eric Stéphane Zongo est enseignant en économie Il a mené des recherches sur un sujet qu'il juge récurrent dans le débat publique où plusieurs personnes qui ont occupé des postes de responsabilité se renvoient habituellement la responsabilité. Dans cette tribune, il revient sur les fondements du PAS tout en rétablissant un certain nombre de vérités historiques.

 

Dans cette déclaration pleine de lucidité, l’Association pour la tolérance religieuse et le dialogue interreligieux (ATR/DI), reconnait qu’au vu de la situation actuelle et du comportement de certains Burkinabè, l’avenir ne se présente pas sous de bons auspices. Cependant, elle appelle à ne pas baisser les bras. 

La lutte contre le terrorisme n’est pas que militaire. Le combat se mène aussi et surtout sur le plan idéologique.  La communication y joue un rôle prépondérant.  En dépit des attaques terroristes qui frappent le Burkina Faso,  la communication politique cherche toujours et désespérément ses repères.  Pendant que le gouvernement  s’enferme dans une communication routinière et sans âme, l’opposition elle, s’adonne à des incantations ou autres procès en sorcellerie sans mise en perspective réelle des évènements. C’est un véritable psychodrame national !  La communication est une science.  Elle ne saurait donc se faire au gré des humeurs du moment ou au petit bonhomme la chance. 

Sondage

Pour lutter contre le terrorisme, le maire de Ouagadougou propose à chaque Burkinabè de céder un mois de revenus à titre d’effort de guerre. Selon vous, cette proposition est:

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